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Égypte

Géographie

Superficie

1'002'000 km²
(France: 543'965 km²)

Habitants

65,2 mio.
(France: 59,2 mio.)

Densité de population

65 Habitants/km²
(France: 109)

Produit national brut

1'989 EUR
15 fois inférieur à la France (29'549 EUR)

Appartenance religieuse

Coptes

  9.2%

Musulmans

90%

Autres

  0.8%

Droits humains

Liberté religieuse

Atteinte à la liberté religieuse assez grave


Entrave au culte, à la diaconie et à l’évangélisation

Égypte 

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Marie-toi et convertis-toi !


Dimanche 25 septembre 2011

De façon sournoise, des femmes coptes sont forcées au mariage avec des hommes musulmans ; on les oblige ensuite à se convertir à l’islam. Ce ne sont pas des cas isolés, explique Michele Clark.

Aucune trace des femmes coptes enlevées et disparues   

Hanna (nom changé pour des raisons de sécurité) était amie avec une de ses voisines musulmanes. Celle-ci a présenté Hanna à son frère. Ils passaient beaucoup de temps ensemble et sont devenus amis. Un jour, la jeune fille musulmane est allée faire des courses et a laissé Hanna seule avec son frère à la maison. Ce dernier a profité de l’occasion pour la violer. Comme elle craignait la réaction de sa famille et qu’elle avait honte, Hanna s’est laissé convaincre d’épouser son violeur et de se convertir à l’islam.

Les chrétiens doivent partir

Michele A. Clark   

ah. Hanna n’est qu’un cas parmi d’autres : de nombreuses femmes coptes sont forcées à se marier et à se convertir à l’islam. Michele A. Clark est membre du comité de CSI aux États-Unis. Cette experte reconnue des droits de l’homme se penche sur le problème de la traite des êtres humains au niveau international. Elle constate que les coupables égyptiens emploient toujours une méthode similaire : ils gagnent la confiance de jeunes femmes coptes et abusent de cette confiance. En général, la conversion forcée suit le mariage de quelques jours. La croix tatouée sur le poignet de certaines femmes coptes est effacée au prix de grandes douleurs :

Après son mariage forcé, Amira (nom changé)a été violée et rouée de coups parce qu’elle refusait de coucher avec son nouveau mari. La croix copte qui était tatouée sur son poignet et la désignait comme chrétienne a été brulée avec de l’acide.

Le fait de forcer au mariage et à la conversion est un moyen subtil utilisé par certains extrémistes musulmans pour intimider la minorité chrétienne d’Égypte. Aujourd’hui, quelque huit millions de chrétiens vivent en Égypte, soit 10 % de la population. Depuis la démission de Hosni Moubarak, les enlèvements ont fortement augmenté. Les autorités ne s’opposent souvent plus aux extrémistes. Dans cette atmosphère menaçante, de nombreux coptes désirent quitter leur pays. L’Égypte va-t-elle devenir comme l’Irak, où l’on assiste à un véritable exode de la minorité chrétienne ?

Un sentiment de culpabilité ?

D’ordinaire, les jeunes femmes coptes ne sont pas forcées au mariage et à la conversion par des inconnus, mais par des amis musulmans auxquels elles font confiance. Comment cela est-il possible ? « Ils profitent de la vulnérabilité et de la naïveté des jeunes femmes coptes », explique Michele Clark devant une commission du parlement américain. Les coptes ne sont pas égaux aux musulmans dans la société égyptienne. Nombre d’entre eux sont pauvres. Les coupables musulmans en profitent et attirent les chrétiennes avec de l’argent, souvent par l’intermédiaire d’autres femmes.

Ils leur offrent un monde apparemment meilleur qui leur permettrait de se détacher de leurs problèmes familiaux. De plus les filles coptes sont, selon Clark, soumises à une pression de la part de leurs collègues musulmanes dès l’école, afin de les faire « entrer dans le moule ». Certaines voudraient donc simplement « être comme les autres » pour s’intégrer.

Les jeunes chrétiennes sont-elles donc coupables ? Madame Clark précise : Ces événements en Égypte sont un exemple éloquent de traite des êtres humains : les victimes sont dupées, attirées dans une relation frauduleuse puis exploitées. Selon l’article 3 du Protocole additionnel de l’ONU contre la traite des êtres humains, le consentement de la victime de la traite des êtres humains n’a aucun poids si la violence, la fraude ou la contrainte sont employées. Clark a prouvé par des investigations approfondies menées sur place que ces moyens étaient très souvent utilisés dans les relations entre musulmans et femmes coptes.

Des autorités complices

Les femmes coptes qui se marient et se convertissent à l’islam sous la contrainte ne peuvent que rarement s’en libérer. Après leur mariage, elles sont souvent complètement isolées du monde extérieur et n’osent plus quitter seules la maison. Le contact téléphonique avec leur famille leur est même interdit.

Quand des femmes réussissent à s’enfuir, elles ne peuvent plus vivre auprès de leur famille, car elles l’exposeraient à un danger. Il existe plusieurs institutions qui offrent la sécurité à de telles femmes. La plupart du temps, les fugitives renoncent à porter plainte, craignant pour leur famille. Si toutefois elles s’aventurent à le faire, la police refuse souvent d’enregistrer leur plainte ou ne donne pas de suite à l’investigation. Lors de ses recherches, Clark n’a pas trouvé un seul cas où un coupable aurait été condamné.

Pour l’État égyptien, les femmes coptes converties sous la contrainte sont musulmanes. Les autorités refusent donc d’entrer en matière pour une reconversion à la foi chrétienne, sachant que les musulmanes ne sont pas autorisées à se convertir. Le fait qu’on soit musulman « de naissance » ou converti après ne joue aucun rôle, même si on y a été contraint !

Que pouvez-VOUS faire ?

Que pouvez-vous faire contre cette injustice ? Informer, dit Clark : « Plus le sujet sera connu dans le public, plus il sera facile pour les victimes de rompre le silence et moins grande sera la honte. » À l’avenir, CSI veut encore davantage remplir cette tâche informative.

Un rapport a paru en novembre 2009, rédigé entre autres par Michele Clark pour CSI : « La disparition, la conversion forcée et le mariage forcé des femmes chrétiennes coptes en
Égypte ». Ce document de 42 pages est disponible en anglais et en allemand. Moyennant une participation aux frais (libre), nous vous envoyons volontiers un ou plusieurs exemplaire(s). La version française sera disponible plus tard. Si vous la désirez, nous vous prions de bien vouloir nous en informer.
Vous trouverez ci-dessous la vidéo de l’intervention de Michele Clark auprès de la commission de Helsinki du Sénat des Etats-Unis, ainsi que l’intégralité de la séance de trois heures.

 Vidéo  

 Séance 


Michele A. Clark
Michele A. Clark est membre du comité de CSI aux États-Unis. Elle est professeur associé pour la traite des être humains, les femmes dans la politique mondiale et les mouvements dissidents contemporains à la George Washington University. Le 22 juillet 2011, elle a été entendue au sujet du sort des femmes coptes par la commission de Helsinki du Sénat des États-Unis. Cette commission est formée de 18 parlementaires et de trois représentants de haut rang du gouvernement. Elle peut donc avoir une influence certaine sur la politique extérieure des États-Unis.


Veuillez donner votre avis sur cet article !

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Jean Lecocq

Dimanche 9 octobre 2011
18:12

Bonjour,

Donateur occasionnel à votre organisation, je reçois régulièrement votre bulletin d’infos. Le dernier, le sujet sur les jeunes femmes coptes et sur les Maldives m’ont particulièrement interpellés. Par ailleurs, je reçois régulièrement des appels à pétition de Avaaz.org sur des sujets divers. Or, jamais de démarches entreprises en faveur de nos frères et soeurs en Christ persécutés pour leur foi. Pourriez-vous leur transmettre régulièrement vos articles afin que le grand public ait une chance de savoir de quoi il ressort du sort fait aux Chrétiens dans bien des pays ?

Il faut savoir que cette ONG touche des millions de personnes de tous horizons de par le Monde via le mailing internet.

Il est temps aujourd’hui que l’information passe largement et qu’ainsi on ne puisse plus entendre : "on ne savait pas".

respectueusement

Jean


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