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En 1992, l’Azerbaïdjan a édicté une loi restrictive sur la religion, laquelle a déjà été revue à quatorze reprises en 20 ans, chaque fois de façon plus répressive.
En mai 2009, toutes les organisations religieuses ont reçu l’ordre de se faire réenregistrer (art. 12). Même les communautés déjà enregistrées devaient entreprendre des démarches afin d’être reconnues officiellement. Pour y parvenir, les communautés doivent (depuis juillet 2011) présenter la signature d’au moins 50 membres adultes.
En Azerbaïdjan, plus de 90 % de la population est musulmane. À ce jour, de nombreuses mosquées ont été reconnues par le gouvernement, mais l’on se méfie des Églises, en particulier des Églises évangéliques. Comme ces dernières sont très autonomes, il est difficile de les surveiller. Or dans cet État policier, ces églises sont perçues comme une menace. La communauté baptiste, qui est pourtant active depuis plus de 100 ans dans le pays et fait ainsi partie des dénominations religieuses dites traditionnelles (dans le jargon officiel), n’est parvenue à faire enregistrer qu’une seule Église, à Bakou. Dans la petite ville d’Aliabad, au nord-ouest du pays, une autre Église baptiste s’efforce depuis 18 ans d’obtenir cette reconnaissance officielle, jusqu’ici en vain. |
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